mercredi 14 mai 2014

Doctorat Strasbourg

Un sujet de thèse au concours de l'École Doctorale des Sciences de la Vie et de la Santé de l'Université de Strasbourg. Vous trouverez le descriptif du sujet sur la page suivante : http://ed.vie-sante.unistra.fr/sujets-de-theses/2014/?numero=210&choix=unite
Les modalités du concours sont à lire sur la page : http://ed.vie-sante.unistra.fr/concours-dattribution-des-contrats-doctoraux/concours-dattribution-des-contrats-doctoraux/

Si vous souhaitez postuler, merci de faire parvenir un CV, une lettre de motivation et au minimum une lettre de recommandation au plus tard le 2 juin à:

Odile Petit (odile.petit@iphc.cnrs.fr)

Thèse sur le frelon asiatique (bourse CIFRE)

Comportement de chasse et de retour vers son nid du Frelon asiatique Vespa velutina, prédateur invasif d’abeilles.
ED de rattachement : 304 Sciences et environnements Université Bordeaux
UMR : 1065 Save
Encadrant de Thèse : Denis Thiéry DR INRA.
Financement : bourse CIFRE
Début Automne 2014

Qualités recherchées :Formation en Ecologie, Ecologie des populations des communautés ou Ecologie comportementale.
Expérience du travail de recherches avec insectes (sociaux ou non) indispensable
Bonne capacité à traiter les données.
Goût et expérience de l’expérimentation terrain et laboratoire.
Goût pour les techniques style marquage/recapture, tracking
Capacité à la rédaction de publications scientifiques, mais aussi capacité au transfert.

Sujet en relation avec le grand public, les médias et les apiculteurs. Le doctorant(e) sera confronté à ces relations et devra avoir le sens de la communication.
Contraintes : travail avec des insectes venimeux et dangereux (abeilles/frelons), et donc avec des normes de sécurité strictes.
Descriptif :Le frelon asiatique à pattes jaunes, Vespa velutina est entré en France accidentellement en 2004. Depuis cette date, il envahit progressivement le territoire ainsi que les pays Européens frontaliers en causant des dégâts importants à l’entomofaune, et tout particulièrement les abeilles domestiques. Il est ainsi devenu une importante nuisance de la filière apicole par la prédation et les pertes de colonies d’abeilles. Outre la prédation directe, la présence constante des frelons chasseurs à partir du mois de juillet devant les ruches aux colonies d’abeilles induit aussi un stress largement sous estimé sur la reine, stress rarement considéré. Nidifiant volontiers dans des zones proches des villes, il représente en outre une nuisance citadine importante (présence des nids visuellement impressionnants, présence d’individus sur les étales des marchés, etc…). Vespa velutina a été classé espèce nuisible de catégorie 1 en 2012, ce qui rend la destruction des nids obligatoire, et demande que les pouvoirs publics organisent la lutte. Actuellement, la destruction des nids est principalement assurée par les apiculteurs eux-mêmes (principalement par le GDSA en Aquitaine) et les structures privées de destruction de nids. Le facteur limitant de la destruction des nids est notre capacité à les localiser suffisamment tôt. La prédation des abeilles domestiques commence en effet selon les localisations géographiques entre début et mi juillet, périodes durant lesquelles les nids sont trop petits pour être localisés facilement. Outre la destruction des nids, les deux stratégies de lutte sont basées sur le piégeage soit des fondatrices au printemps, soit des ouvrières, l’été à proximité des sites de prédation. Ces deux stratégies montrent toutefois leurs limites puisque les populations de V. velutina ne diminuent pas et que l’invasion continue son extension. Les nombres de fondatrices capturés sont en en effet dérisoires en regard des efforts apportés à cette technique dont l’intensification a surtout un effet nuisible à la faune auxiliaire.
Le programme de recherches que nous proposons a pour objectif de développer des stratégies de types ‘cheval de troie’ dans le but de désorganiser la cohésion et l’organisation de la colonie. Pour cela il est indispensable de comprendre le comportement de retour au nid.Ce projet de recherches a des objectifs fondamentaux et appliqués :- Déterminer le rayon d’action des ouvrières et le comportement de retour au nid par différentes techniques et donc la capacité spatiale de prédation des colonies de frelons,
- Déterminer le flux de nourriture (proie) ramenée au nid,
- Etudier les comportements au nid (ouvrières/mâles/reine) dans le but d’envisager la perturbation de ces comportements (distribution de la nourriture aux larves, accouplement, dispersion des mâles)
- Appliquer ces connaissances à des stratégies de type ‘cheval de Troie’ qui consisteraient à faire rentrer soit des molécules perturbant le développement des larves (exemple régulateurs de croissance) ou des parasites.
- Faire progresser nos capacités de détection précoce des nids de frelons afin de pouvoir améliorer nos capacités d’intervention précoce sur ces nids.

Publications de l’équipe d’accueil.
Arca M., Papachristoforou A., Mougel, F., Rortais A., Monceau K., Bonnard O., Tardy P., Thiéry D., Silvain J.-F., Arnold G., 2014. Defensive behaviour of Apis mellifera against Vespa velutina in France : testing whether European honeybees can develop an effective collective defence against a new predator. Behavioural Processes, in press.
Monceau, K., Bonnard, O, Thiéry, D. (2012)– Chasing the queens of the alien predator of honeybees : a water drop in the invasiveness ocean. Open Journal of Ecology, vol.2, 4, 183-191.
Monceau, K., Arca, M., Leprêtre, L., Mougel, F., Bonnard, O., Silvain, J.F., Maher, N., Arnold, G., Thiéry, D. (2013) – Native prey and invasive predator patterns of foraging activity: The case of the yellow-legged hornet predation and European honeybee hives. Plos One, 8, 6, e66492.
Monceau, K., Bonnard, O., Thiéry, D. (2013). – Relationships between the age of Vespa velutina workers and their defensive behaviour established from colonies maintained in the laboratory. Insectes Sociaux (International Journal of the Study of Social arthropods , 60, 437-444.
Monceau, K., Maher, N, Bonnard, O., Thiéry, D. (2013) – Predation pressure dynamics study of the recently introduced honeybee killer Vespa velutina : learning from the enemy. Apidologie, 44, 209-221.
Monceau K., Bonnard O., Thiéry D. (2014) – Spatial Distribution of Vespa velutina Individuals Hunting at Domestic Honeybee Hives: Heterogeneity at a Small Scale. Insect Science, in press.
Monceau K., Bonnard O., Thiéry D. (2014) – Vespa velutina, a new invasive predator of honeybees in Europe: a review. Journal of Pest Sciences, 87, 1-16.
Monceau K., Poidatz, J., Bonnard, O., Thiéry, D., (2014)- Behavioral syndrome in a native and an invasive hymenoptera species. Insect Science, in press.

Procédure et date butoir:
3 candidats sélectionnés devront passer le concours de l’ED 304 première semaine de juillet. Notre liste sera arrêtée le 11 juin à midi.Le sujet ayant été annoncé tard, il n’est pas dans la liste des sujets de l’ED. Il n’est donc pas possible de s’inscrire directement via l’ED.
Envoyer CV de candidature et pièces utiles (relevés de note Master, recommandations éventuelles) à thiery@bordeaux.inra.fr

lundi 12 mai 2014

Comportement de chasse et de retour vers son nid du Frelon asiatique Vespa velutina, prédateur invasif d’abeilles.

ED de rattachement : 304 Sciences et environnements Université Bordeaux
UMR : 1065 Save
Encadrant de Thèse : Denis Thiéry DR INRA.
Financement : bourse CIFRE
Début Automne 2014

Qualités recherchées :

Formation en Ecologie, Ecologie des populations des communautés ou Ecologie comportementale.
Expérience du travail de recherches avec insectes (sociaux ou non) indispensable
Bonne capacité à traiter les données
Goût et expérience de l’expérimentation terrain et laboratoire.
Goût pour les techniques style marquage/recapture, tracking.
Capacité à la rédaction de publications scientifiques, mais aussi capacité au transfert.
Sujet en relation avec le grand public, les médias et les apiculteurs. Le doctorant(e) sera confronté à ces relations et devra avoir le sens de la communication.

Contraintes : travail avec des insectes venimeux et dangereux (abeilles/frelons), et donc avec des normes de sécurité strictes.

Descriptif :
 Le frelon asiatique à pattes jaunes, Vespa velutina est entré en France accidentellement en 2004. Depuis cette date, il envahit progressivement le territoire ainsi que les pays Européens frontaliers en causant des dégâts importants à l’entomofaune, et tout particulièrement les abeilles domestiques. Il est ainsi devenu une importante nuisance de la filière apicole par la prédation et les pertes de colonies d’abeilles. Outre la prédation directe, la présence constante des frelons chasseurs à partir du mois de juillet devant les ruches aux colonies d’abeilles induit aussi un stress largement sous estimé sur la reine, stress rarement considéré. Nidifiant volontiers dans des zones proches des villes, il représente en outre une nuisance citadine importante (présence des nids visuellement impressionnants, présence d’individus sur les étales des marchés, etc…). Vespa velutina a été classé espèce nuisible de catégorie 1 en 2012, ce qui rend la destruction des nids obligatoire, et demande que les pouvoirs publics organisent la lutte. Actuellement, la destruction des nids est principalement assurée par les apiculteurs eux-mêmes (principalement par le GDSA en Aquitaine) et les structures privées de destruction de nids. Le facteur limitant de la destruction des nids est notre capacité à les localiser suffisamment tôt. La prédation des abeilles domestiques commence en effet selon les localisations géographiques entre début et mi juillet, périodes durant lesquelles les nids sont trop petits pour être localisés facilement. Outre la destruction des nids, les deux stratégies de lutte sont basées sur le piégeage soit des fondatrices au printemps, soit des ouvrières, l’été à proximité des sites de prédation. Ces deux stratégies montrent toutefois leurs limites puisque les populations de V. velutina ne diminuent pas et que l’invasion continue son extension. Les nombres de fondatrices capturés sont en en effet dérisoires en regard des efforts apportés à cette technique dont l’intensification a surtout un effet nuisible à la faune auxiliaire.

Le programme de recherches que nous proposons a pour objectif de développer des stratégies de types ‘cheval de troie’ dans le but de désorganiser la cohésion et l’organisation de la colonie. Pour cela il est indispensable de comprendre le comportement de retour au nid.

Ce projet de recherches a des objectifs fondamentaux et appliqués :

- Déterminer le rayon d’action des ouvrières et le comportement de retour au nid par différentes techniques et donc la capacité spatiale de prédation des colonies de frelons,
- Déterminer le flux de nourriture (proie) ramenée au nid,
- Etudier les comportements au nid (ouvrières/mâles/reine) dans le but d’envisager la perturbation de ces comportements (distribution de la nourriture aux larves, accouplement, dispersion des mâles)
- Appliquer ces connaissances à des stratégies de type ‘cheval de Troie’ qui consisteraient à faire rentrer soit des molécules perturbant le développement des larves (exemple régulateurs de croissance) ou des parasites.
- Faire progresser nos capacités de détection précoce des nids de frelons afin de pouvoir améliorer nos capacités d’intervention précoce sur ces nids.

Publications de l’équipe d’accueil.

Arca M., Papachristoforou A., Mougel, F., Rortais A., Monceau K., Bonnard O., Tardy P., Thiéry D., Silvain J.-F., Arnold G., 2014. Defensive behaviour of Apis mellifera against Vespa velutina in France : testing whether European honeybees can develop an effective collective defence against a new predator. Behavioural Processes, in press.
Monceau, K., Bonnard, O, Thiéry, D. (2012)– Chasing the queens of the alien predator of honeybees : a water drop in the invasiveness ocean. Open Journal of Ecology, vol.2, 4, 183-191.
Monceau, K., Arca, M., Leprêtre, L., Mougel, F., Bonnard, O., Silvain, J.F., Maher, N., Arnold, G., Thiéry, D. (2013) – Native prey and invasive predator patterns of foraging activity: The case of the yellow-legged hornet predation and European honeybee hives. Plos One, 8, 6, e66492.
Monceau, K., Bonnard, O., Thiéry, D. (2013). – Relationships between the age of Vespa velutina workers and their defensive behaviour established from colonies maintained in the laboratory. Insectes Sociaux (International Journal of the Study of Social arthropods , 60, 437-444.
Monceau, K., Maher, N, Bonnard, O., Thiéry, D. (2013) – Predation pressure dynamics study of the recently introduced honeybee killer Vespa velutina : learning from the enemy. Apidologie, 44, 209-221.

Monceau K., Bonnard O., Thiéry D. (2014) - Spatial Distribution of Vespa velutina Individuals Hunting at Domestic Honeybee Hives: Heterogeneity at a Small Scale. Insect Science, in press.
Monceau K., Bonnard O., Thiéry D. (2014) - Vespa velutina, a new invasive predator of honeybees in Europe: a review. Journal of Pest Sciences, 87, 1-16.
Monceau K., Poidatz, J., Bonnard, O., Thiéry, D., (2014)- Behavioral syndrome in a native and an invasive hymenoptera species. Insect Science, in press.

Procédure et date butoir:

3 candidats sélectionnés devront passer le concours de l’ED 304 première semaine de juillet. Notre liste sera arrêtée le 11 juin à midi.
Le sujet ayant été annoncé tard, il n’est pas dans la liste des sujets de l’ED. Il n’est donc pas possible de s’inscrire directement via l’ED.


Envoyer CV de candidature et pièces utiles (relevés de note Master, recommandations éventuelles) à thiery@bordeaux.inra.fr

lundi 5 mai 2014

vendredi 2 mai 2014

Proposition de thèse

Titre du projet de thèse  : Parfums d'eau : Implication de l'odorat et du goût dans la vie des mammifères aquatiques.

Lieu : CEFE/CNRS Montpellier
Contact : Aurelie Célérier : aurelie.celerier@cefe.cnrs.fr : 04 67 61 33 17
Dates : Octobre 2014-octobre 2017

Résumé du projet de thèse

Le projet s’inscrit dans le cadre général des travaux portant sur la communication animale. La communication correspond à l’émission d’un signal spécifique par un individu émetteur. Ce signal, une fois perçu et intégré, modifie le comportement d’un ou plusieurs individus « récepteur », au profit de l’émetteur. Classiquement, on classe ces signaux d’après leur nature physique et leur mode de réception : principalement, les signaux visuels, les signaux acoustiques, les signaux tactiles et les signaux chimiques.
La perception des stimuli chimiques ou chémoréception (gustation/olfaction) est élémentaire pour tous les organismes. D’un point de vue évolutif, c’est le mode de communication animale le plus ancien et il est utilisé par tous les groupes taxonomiques, des invertébrés aux mammifères. Il est par exemple largement admis que la perception des stimuli chimiques est impliquée, chez les mammifères terrestres, dans un vaste panel de fonctions biologiques : notamment l’orientation, l’alimentation, les réponses aux perturbations abiotiques et biotiques de l’environnement et la communication. Pourtant, chez les mammifères aquatiques, l’étude de la chemoréception a toujours été négligée au profit de l’étude d’autres formes de communication (essentiellement acoustique et visuelle). Les rares études portant sur cette thématique sont anciennes ou isolées et souvent contradictoires. De plus, ces quelques travaux parcellaires reposent sur des approches cloisonnées qui n'intègrent pas les différentes dimensions de la communication, depuis l'émission du signal, jusqu’à sa réception et la réponse comportementale induite. Les raisons qui expliquent ces lacunes dans l’étude de la communication chimique chez les mammifères aquatiques sont multiples : prévalence des études sur la communication acoustique,  méconnaissance de la dynamique de propagation des molécules chimique dans le milieu liquide, et singularité de l’histoire évolutive des mammifères marins (i.e. d’origine terrestre puis retournés secondairement à la vie aquatique). Ce retour secondaire vers le milieu marin s’est accompagné, entre autre, d'une réorganisation profonde des voies respiratoires, particulièrement notable chez les cétacés. Ces modifications sont à l'origine de fortes divergences anatomiques avec ces mêmes structures chez les mammifères terrestres. Ainsi, sur la base de l'observation de cette dissimilarité anatomique avec les autres mammifères, la communauté scientifique a conclu à une régression, voire à une disparition des sens chimiques chez ces espèces. Cependant, de telles modifications structurales n’impliquent pas l’absence de ces capacités sensorielles et cette conception ancienne demande aujourd’hui à être réévaluée.
Notre projet consiste donc à étudier, pour la première fois de manière approfondie et intégrée, cette chémoréception chez différents groupes de mammifères vivant dans l’eau (Siréniens, Pinnipèdes, Cétacés, Loutres). Nos objectifs sont i) de caractériser l’utilisation de la communication chimique par ces animaux, ii) de comparer les adaptations évolutives de ces systèmes sensoriels en fonction du degré de retour à la vie aquatique (i.e. vie exclusivement ou partiellement aquatique) et iii) de mettre en application les données collectées dans un but de conservation de ces espèces menacées et de préservation de la biodiversité des milieux aquatiques. Pour ce faire, nous proposons une approche pluridisciplinaire originale, permettant d’intégrer les 3 niveaux d’exploration de la communication chimique : 1) le volet chimique correspond à l’analyse des molécules émises et potentiellement impliquées, 2) le volet anatomique et neurobiologique repose sur l’étude des organes récepteurs et des structures cérébrales permettant de percevoir ces signaux
chimiques et enfin 3) le volet comportemental (en captivité et en milieu naturel) propose d’étudier les fonctions biologiques de cette forme de communication, notamment dans l’alimentation et la vie sociale de ces espèces. 
Outre l’aspect fondamental et novateur des connaissances ainsi obtenues, ce projet pourrait permettre d’identifier des molécules aversives utilisables dans un cadre de sauvegarde des mammifères marins afin, par exemple, de les maintenir à distance de zones dangereuses (filets de pêche, trafic maritime intense…) tout en améliorant la cohabitation avec les activités économiques humaines (pêche et pisciculture notamment).

Remarque : les volets 2 (neuroanatomie) et 3 (comportement) constituent le cœur de la thèse proposée. Le volet 1(chimie) fera l’objet d’un post-doctorat en interaction avec le ou la doctorant(e).

Profil du candidat
Sur le plan scientifique, le ou la candidat(e) devra posséder des bases théoriques en Ecologie comportementale et Statistiques appliqués à la biologie, éventuellement en Neurosciences (neurobiologie sensorielle). Des connaissances en chimie seront également appréciables mais non obligatoires.
Sur le plan personnel,  le candidat devra être rigoureux, relativement autonome et flexible, capable de s’adapter aussi bien au travail de terrain qu’aux expériences et analyses en laboratoire. Le projet reposant sur un réseau collaboratif, il devra être capable de s’intégrer dans ce réseau et avoir le goût pour le travail en équipe et les collaborations.

jeudi 1 mai 2014

poste de MCF