dimanche 8 juillet 2012

Influence des pratiques culturales sur l’utilisation des rizières par les canards hivernants


Structure d’accueil du Doctorant : ONCFS, CNERA Avifaune Migratrice, et Centre de recherche de la Tour du Valat
Localisation : La Tour du Valat, Le Sambuc, Arles
Ecole Doctorale : SIBAGHE, Université Montpellier II

Directeur de thèse : Matthieu Guillemain, ONCFS, HDR
Co-directeur : Michel Gauthier-Clerc, Tour du Valat, HDR

Titre de la thèse : Influence des pratiques culturales sur l’utilisation des rizières par les canards hivernants

DESCRIPTION DU PROJET :

Contexte Scientifique
Après avoir fortement fluctué au cours des cinquante dernières années, la culture rizicole représente aujourd’hui environ 20 000 hectares en France, presque exclusivement en Camargue. Outre les revenus du riz proprement dits, il est nécessaire pour les agriculteurs Camarguais de conduire des cultures en eau douce pour dessaler les terres et ainsi pouvoir régulièrement cultiver du blé ou des oleo-protéagineux, plus rentables économiquement. Les rizières constituent un habitat favorable pour un grand nombre d’oiseaux d’eau, anatidés et laro-limicoles en particulier en tant que halte migratoire, zone de reproduction ou site d’alimentation hivernal. Dans ce dernier cas, l’itinéraire technique et les pratiques culturales post-récolte influent très fortement sur la diversité, l’abondance et l’accessibilité des ressources alimentaires pour les oiseaux, que ce soient des résidus de récolte (grains de riz non ramassés par les moissonneuses), des graines d’adventices ou des invertébrés. La culture en mode biologique peut également avoir une incidence sur les quantités de ressources disponibles pour les canards dans les rizières par rapport à la culture conventionnelle. Si les agriculteurs peuvent être favorables à l’utilisation des rizières par les oiseaux d’eau en période hivernale, parce que les rizières utilisées comme gagnages peuvent alors devenir des territoires de chasse, ceci ne doit pas contrarier leurs pratiques culturales et avoir des conséquences néfastes du point de vue agronomique. Ainsi, pour des raisons agronomiques et économiques, les riziculteurs Camarguais favorisent souvent le brûlage + le labour des parcelles (ce qui permet de réduire d’abord la quantité de paille et balle de riz, puis d’en favoriser la décomposition), alors que le labour automnal des parcelles est une des techniques les moins favorables à l’utilisation des parcelles par les oiseaux. Les exploitants craignent en effet que l’absence de labour à l’automne rende la préparation des sols difficile au printemps, et qu’une inondation prolongée puisse gêner l’entrée dans les parcelles non suffisamment ressuyées au printemps pour les semis.
Pourtant, des alternatives existent et sont pratiquées dans d’autres régions productrices de riz, comme l’Amérique du Nord. Le brulage est en outre interdit dans la vallée centrale de Californie, et c’est alors le roulage ou le disquage des parcelles suivi d’une inondation longue, voire la seule inondation, qui sont privilégiés pour favoriser la décomposition de la paille et limiter les adventices. Reconnaissant que les rizières peuvent être des habitats favorables aux oiseaux d’eau, et de fait à leur chasse, il semble possible de faire évoluer les pratiques pour rendre les parcelles rizicoles Camarguaises plus attractives pour les oiseaux d’eau. En réponse aux fluctuations des cours et aux incertitudes concernant l’avenir de la pratique rizicole dans le cadre de la nouvelle PAC, certains propriétaires sont également tentés de reconvertir temporairement leurs rizières en marais, afin de pouvoir tirer un revenu cynégétique à la place d’un revenu agricole. Un frein à cette pratique est néanmoins la crainte des exploitants concernant la capacité à revenir ensuite à la riziculture si cela devenait plus intéressant (du fait du développement des adventices, etc).


Problématique du sujet de doctorat
Le contexte Camarguais décrit ci dessus fournit des conditions favorables à la mise en place d’un programme de recherche sur l’utilisation des rizières par les canards hivernants.
Ce projet a pour objectif général de tester des pratiques post-récolte alternatives au brulage-labour traditionnel Camarguais, en particulier via l’introduction d’une inondation hivernale des parcelles, et d’en mesurer les conséquences en termes d’usage des parcelles par les canards hivernants. Il est possible que certaines pratiques plus bénéfiques en termes environnementaux (meilleure qualité de l’air si absence de brulage, meilleure qualité de l’eau d’écoulement si inondation des parcelles, fourniture d’habitat favorable à la faune sauvage) soient peu ou pas coûteuses en termes agronomiques, le facteur limitant souvent annoncé étant le besoin de retravailler au printemps le sol des parcelles non brulées-labourées. Ce projet vise donc à appliquer un certain nombre de traitements post-récolte à des parcelles échantillons, tels que inondation, labour, disquage et brulage, ainsi que des combinaisons de ces traitements, et de mesurer les conséquences en termes de disponibilité des ressources pour les oiseaux, fréquentation (essentiellement nocturne) par les canards, et potentiel agronomique en plus de rendement rizicole la saison suivante. Des transitions expérimentales riziculture-marais-riziculture sont également envisagées pour évaluer l’intérêt et les contraintes de telles pratiques. Il est raisonnable d’envisager que ce programme permettra au final de proposer des mesures de gestion spécifiques des rizières favorables à l’avifaune, qui pourraient ultimement déboucher sur une contractualisation des agriculteurs concernés, par exemple via la mise en place de contrats type « agrifaune » ou de mesures agri environnementales dans le cadre de la PAC ou de Natura 2000.

Cadre conceptuel de cette thèse
Ce projet s’inscrit dans la continuité des travaux du CNERA Avifaune Migratrice de l’ONCFS sur les facteurs régissant l’utilisation de l’espace et limitant potentiellement les populations hivernantes d’Anatidés (Fouque et al. 2009), et sur les travaux de la Tour du Valat concernant l’importance des rizières pour les oiseaux d’eau. Le rôle limitant pour les canards des surfaces en habitats de gagnage nocturne a depuis longtemps été mis en évidence (Duncan et al. 1999). Outre leur surface, la distribution dans l’espace (en particulier par rapport aux sites de remise diurne, Guillemain et al. 2008) et la qualité de ces habitats est également prépondérante pour qu’ils soient utilisés par les oiseaux. Suivant la théorie de l’approvisionnement optimal (e.g. Stephens & Krebs 1986), l’utilisation d’un habitat est le résultat d’un compromis entre coût d’utilisation (distance, risque encouru pendant son utilisation) et bénéfice espéré en termes d’énergie acquise par unité de temps. Dans le cas présent, il est attendu que des changements de pratiques post-récolte influent à la fois sur la disponibilité de l’habitat (en fonction de son inondation ou non) et sur les quantités de ressources alimentaires pouvant y être trouvées (Kross et al. 2008, Havens et al. 2009), donc sur leur capacité d’accueil pour les Anatidés (Manley et al. 2004). Les travaux conduits en Amérique du Nord démontrent ainsi l’importance des résidus de récolte pour les Anatidés (Greer et al. 2009, Stafford et al. 2010). De ce fait, les politiques de conservation des populations d’Anatidés (« Joint Ventures ») s’appuient largement dans les régions de production rizicoles (Californie, Vallée du Mississippi) sur une gestion appropriée des parcelles afin de les rendre plus attractives pour les oiseaux. Des bénéfices agronomiques à de telles pratiques sont également observés (par exemple en termes de décomposition de la paille, un des problèmes rencontrés par les riziculteurs Camarguais ; Bird et al. 2000), de sorte que des bénéfices mutuels pour la biodiversité et les agriculteurs peuvent être espérés de pratiques culturales adaptées.

Questions de recherche de ce travail de thèse :
1)      la disponibilité alimentaire pour les canards hivernants dans les rizières en Camargue est elle différente en fonction des pratiques culturales post récolte ?
Hypothèse : certaines pratiques permettent de conserver plus de résidus de récolte, et de les rendre plus accessibles aux oiseaux hivernants. Certaines pratiques sont plus favorables au développement de proies naturelles (invertébrés, en particulier)
Prédiction : les rizières inondées non brulées et non labourées contiennent plus de résidus de récolte avant l’arrivée des canards hivernants. Les rizières conduites en agriculture biologique hébergent plus de proies animales.

2)      les canards hivernants utilisent ils les rizières comme gagnage nocturne si celles si fournissent des ressources alimentaires suffisamment abondantes ?
Hypothèse : lorsque les rizières sont cultivées de manière telle que des ressources alimentaires sont accessibles (inondation) et abondantes (voir point 1 ci-dessus), ces habitats seront utilisés par les canards hivernants de manière importante
Prédiction : les rizières fournissant d’abondantes ressources alimentaires seront au moins autant utilisées la nuit par les canards hivernants que les marais traditionnels. Les ressources alimentaires diminueront plus vite au cours de l’hiver dans les zones effectivement plus utilisées par les canards (i.e. les oiseaux les utilisent bien comme zones d’alimentation).

3)      cultiver les rizières de manière favorable aux anatidés hivernants représente t il une perte en termes agronomiques et donc un coût pour l’exploitant ?
Hypothèse : cultiver les rizières afin de les rendre attractives pour les Anatidés représente un coût (pompage d’eau, travaux de préparation au printemps), mais ceux-ci sont compensés par l’utilisation des parcelles par les canards
Prédiction : la fréquentation par les canards favorise la décomposition de la paille, limite la prolifération d’adventices, et peut dans certains cas fournir un revenu par l’activité cynégétique.

4)      est il possible de passer régulièrement de la riziculture à l’exploitation de marais de chasse ?
Hypothèse : on sait que les anciennes rizières abandonnées deviennent des marais attractifs pour les anatidés, mais d’anciens marais pourraient aussi redevenir facilement des rizières cultivées
Prédiction : la gestion d’une parcelle en tant que marais de chasse (tout en conservant par exemple l’infrastructure hydraulique) ne compromet pas le retour à la riziculture de celle-ci, en particulier du point de vue du développement des adventices.


MISE EN ŒUVRE DE LA THESE :

Sites d’étude
La Tour du Valat : le domaine de la Tour du Valat contient à la fois une réserve naturelle (sur laquelle sont implantées plusieurs remises diurnes de canards), une zone chassée et des zones cultivées. Les parcelles rizicoles pourront être le lieu d’expérimentations.
Les autres rizières privées : plusieurs propriétaires privés, certains possédant de très grandes exploitations agricoles, nous ont déjà signifié leur intérêt pour ce projet et leur volonté d’y participer.

Environnement scientifique
Le doctorant travaillera conjointement au sein de l’ONCFS avec Matthieu Guillemain (ingénieur) et Jean-Baptiste Mouronval (technicien supérieur), ayant tout deux conduit des recherches sur les questions d’approvisionnement des Anatidés depuis 15 ans.
L’ONCFS et la Tour du Valat, en particulier Michel Gauthier-Clerc, collaborent depuis 10 ans à des projets sur l’écologie des anatidés hivernants, et cette thèse s’inscrira dans ce contexte.
Le Professeur Rick Kaminski de l’Université de l’Etat du Mississippi et grand spécialiste des relations entre Anatidés et riziculture (cf références en bas de ce projet), nous a déjà fait part de son intérêt pour le projet.
Le volet « utilisation de l’espace » s’appuiera sur l’utilisation d’enregistreurs GPS, déjà acquis dans le cadre d’une collaboration avec le Professeur Johan Elmberg de l’Université de Kristianstad (Suède) et Yan Ropert-Coudert de l’Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien (CNRS-Strasbourg).

Données à recueillir par le doctorant ou des stagiaires :
Abondance de ressources alimentaires dans les parcelles rizicoles en fonction des pratiques culturales (ainsi que de l’histoire de la parcelle): carottages réguliers pour estimer l’abondance des graines dans le sédiment et l’évolution de celle-ci au cours de l’hiver.
Utilisation des parcelles rizicoles par les canards hivernants : recensements nocturnes (à l’aide d’un amplificateur de lumière) et suivi d’oiseaux équipés de GPS.

Bourse :
Une bourse de thèse de 1631 € brut par mois sera versée par l’ONCFS  au doctorant pendant une durée de 3 ans.

Connaissances et compétences requises :
Le/la candidat(e) aura une formation solide en écologie, si possible complétée par de bonnes connaissances en agronomie, et un intérêt particulier pour l’écologie alimentaire et l’utilisation de l’espace par la faune sauvage. Des compétences avérées en analyse de données sont requises. Le goût pour le travail de terrain, y compris en conditions difficiles (comptages de nuit en hiver) est absolument nécessaire, ainsi que celui du contact avec différentes catégories socioprofessionnelles (agriculteurs, chasseurs, gestionnaires d’espaces protégés). Outre le travail de terrain pour leur collecte, l’étudiant(e) aura en charge le tri et l’analyse des prélèvements en laboratoire.
La Tour du Valat est un espace naturel au milieu de la Camargue. Elle fournit donc un cadre agréable pour des naturalistes, mais demande aussi un goût marqué pour la vie en communauté isolée. Le permis de conduire est absolument obligatoire.

Contacts :
Les dossiers de candidature (CV détaillé plus lettre de motivation) doivent être adressés conjointement à Matthieu Guillemain (matthieu.guillemain@oncfs.gouv.fr) et Michel Gauthier-Clerc (gauthier-clerc@tourduvalat.org), impérativement avant le 29 Juillet 2012.

REFERENCES

Bird, J.A., Pettygrove, G.S. & Eadie, J.M. 2000. The impact of waterfowl foraging on the decomposition of rice straw: mutual benefits for rice growers and waterfowl. Journal of Applied Ecology 37: 728-741.
Caizergues, A., Guillemain, M., Arzel, C., Devineau, O., Leray, G., Pilvin, D., Lepley, M., Massez, G. & Schricke, V. 2011. Emigration rates and population turnover of Teal (Anas crecca) in two major wetlands of Western Europe. Wildlife Biology, 17: 373-382.
Duncan, P., Hewison, A.J.M., Houte, S., Rosoux, R., Tournebize, T., Dubs, F., Burezl, F. & Bretagnolle, V. 1999. Long-term changes in agricultural practices and wildfowling in an internationally important wetland, and their effects on the guild of wintering ducks. J Applied Ecol 36: 11-23.
Fouque, C., Guillemain, M. & Schricke, V. 2009. Trends in the number of Coot Fulica atra and wildfowl Anatidae wintering in France, and their relationship with hunting activity at wetland sites. Wildfowl Special issue 2 : 42-59.
Greer, D.M., Dugger, B.D., Reinecke, K.J. & Petrie, M.J. 2009. Depletion of rice as food of waterfowl wintering in the Mississippi Alluvial Valley. J Wild Manage 73: 1125-1133.
Gunnarsson, G., Elmberg, J. & Waldenström, J. 2011. Trends in body mass of ducks over time: the hypotheses in Guillemain et al. revisited. Ambio 40: 338-340.
Guillemain, M., Mondain-Monval, J.Y., Weissenbacher, E. & Brochet, A.L. 2008a. Hunting bag and distance from the day-roost in Camargue ducks. Wildlife Biology 14: 379-385.
Guillemain, M., Elmberg, J., Arzel, C., Johnson, A.R. & Simon, G. 2008b. The income-capital breeding dichotomy revisited : late winter body condition is related to breeding success in an income breeder. Ibis 150 : 172-176.
Guillemain, M., Devineau, O., Brochet, A-L., Fuster, J., Fritz, H., Green, A.J. & Gauthier-Clerc, M. 2010a. What is the spatial unit for a wintering Teal Anas crecca ? weekly day-roost fidelity inferred from nasal saddles in the Camargue, Southern France. Wildlife Biology 16: 215-220.
Guillemain, M., Elmberg, J., Gauthier-Clerc, M., Massez, G., Hearn, R., Champagnon, J. & Simon, G. 2010b. Wintering French Mallard and Teal are heavier and in better body condition than 30 years ago: effects of a changing environment? Ambio 39 : 170-180.
Havens, J.H., Kaminski, R.M., Davis, J.B. & Riffell, S.K.Winter abundance of waterfowl and waste rice in managed Arkansas rice fields. Proc. Annu. Conf. SEAFWA 63. sous presse.
Kross, J.P., Kaminski, R.M., Reinecke, K.J. & Pearse, A.T. 2008. Conserving waste rice for wintering waterfowl in the Mississippi Alluvial Valley. J Wildl Manage 72: 1383-1387.
Manley, S.W., Kaminski, R.M., Reinecke, K.J. & Gerard, P.D. 2004. Waterbird foods in winter-managed ricefields in Mississippi. J Wildl Manage 68: 74-83.
Stafford, J.D., Kaminski, R.M. & Reinecke, K.J. 2010. Avian foods, foraging and habitat conservation in world rice fields. Waterbirds 33 (special publication 1): 133-150.
Stephens, D.W. & Krebs, J.R. 1986. Foraging theory. Princeton University Press, USA.

Stage – Ecologie alimentaire Oiseaux Marins, Australie (Août 2012 – Nov 2012) - URGENT


Deakin University, Burwood (Melbourne), Victoria

Recherche Volontaire en Biologie/Ecologie pour un stage de terrain en Australie (Victoria) de août 2012 à Novembre 2012 (le travail pouvant s’échelonner de 1 à plusieurs mois selon la disponibilité des stagiaires).
Intitulé du projet - Répartition des ressources et succès reproducteur de deux espèces sympatriques : le rôle de la productivité marine et de la variabilité environnementale.
Contenu du projet :
-       Suivi de la reproduction du manchot pygmée (Eudyptula minor)
-       Capture, mesures et prises de sang des oiseaux
-       Pose de loggers (GPS, enregistreurs de plongée, accéléromètres)
Lieu : Australie, Griffith Island (sud ouest de Victoria) et Gabo Island (sud est de Victoria).
Pas de rémunération (avion et logement à Melbourne non pris en charge ; hébergement à disposition sur les sites d’étude – le terrain est divisé en plusieurs sessions de 1 à 2 semaines par mois).
Profil recherché :
-       -Volontaire(s) en biologie/écologie ayant un intérêt particulier pour l’écologie animale et marine.
-       -Sociable et autonome, rigoureux dans le suivi de protocoles scientifiques
-       -Une bonne maîtrise de l’anglais est indispensable
-       -Passeport en règle nécessaire 
Contacter par email :
Melle Maud Berlincourt
Deakin University

Rôle des îlots résiduels dans le maintien des mammifères ayant une faible capacité de dispersion


Offre de doctorat - UQAT
CONTEXTE
Au Québec, un des objectifs de la future stratégie d’aménagement durable des forêts quant aux modalités de rétention de la forêt résiduelle est de « procurer des refuges et des foyers de recolonisation pour la flore et la faune ». Chez certains groupes d’organismes, l’efficacité de ces structures résiduelles à rencontrer ces objectifs reste encore à démontrer. Par contre, il a été suggéré que la sauvegarde de vieilles forêts pourrait être d’une importance primordiale pour le maintien des espèces qui ont une faible capacité de dispersion et qui y sont inféodées. Chez les vertébrés, les micromammifères sont des espèces résidentes à faible capacité de dispersion ayant des domaines vitaux de faible superficie. Le grand polatouche serait une espèce particulièrement à risque avec la plus faible capacité de dispersion (médiane 430 m, max 4.9 km) parmi les espèces associées aux vieilles forêts. Ces résultats suggèrent que la connectivité structurelle est essentielle au maintien de l’espèce. Les espèces ayant de telles caractéristiques sont précisément celles qui sont les plus aptes à bénéficier de la présence de refuges ou de « stepping stones » facilitant leur dispersion dans les aires en régénération. Bien que les bandes résiduelles semblent être efficaces pour maintenir les espèces de mammifères mentionnés dans les parterres de coupe, la contribution de structures de plus faible superficie (bouquets d’une superficie de l’ordre de 400 m2 et îlots post-feu) au maintien de la diversité biologique reste à démontrer. En effet, contrairement aux séparateurs et aux bandes riveraines, les bouquets et les îlots post-feu sont des parcelles d’habitat non-connectées entre elles, ce qui pourrait affecter leur valeur refuge si ceux-ci sont aussi fonctionnellement isolés du point de vue des organismes ciblés en raison de l’hostilité de la matrice au cours des premières années post-perturbation.
OBJECTIFS
Le projet de doctorat proposé vise à aborder les questions suivantes : (1) Est-ce que les îlots résiduels après feu (récurrents ou temporaires) abritent des espèces particulièrement associées aux vieilles forêts, telles le campagnol à dos roux de Gapper ainsi que le grand polatouche? (2) Est-ce que la superficie des îlots et la proximité des forêts matures affectent la probabilité
d’occupation, de colonisation et d’extinction des espèces associées aux vieilles forêts? (3) Quelles caractéristiques des îlots pourraient favoriser la compétition avec des espèces associées aux milieux ouverts, telles le campagnol des champs, en augmentant leur probabilité de co-occurrence sur des mêmes sites? (4) Est-ce que les structures résiduelles générées par les activités de récolte peuvent jouer un rôle de support vis-à-vis du maintien des espèces associées aux vieilles forêts? Ce projet sera complémentaire à d’autres études en cours sur les mêmes sites, portant notamment sur le rôle de ces mêmes îlots pour les bryophytes.
BOURSE ET ENCADREMENT OFFERT
Une bourse de 18000$/an sur trois ans est offerte pour ce projet. Le candidat devra s’inscrire au doctorat en sciences de l’environnement de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, où il sera supervisé par Louis Imbeau, en collaboration avec Pierre Drapeau (UQAM) et Marc Mazerolle (UQAT). Le projet fait suite à des travaux antérieurs de l’équipe de recherche, plus particulièrement en lien avec les travaux suivants que les candidats sont invités à consulter pour avoir plus de détails sur les méthodes de captures et types d’analyses d’occupation de sites qui pourront aussi être utilisées dans ce présent projet :
• Trudeau, C., Imbeau, L., Drapeau, P. et M.J. Mazerolle. 2011. Site Occupancy and Cavity Use by the Northern Flying Squirrel in the Boreal Forest. Journal of Wildlife Management 75(7): 1646-1656. DOI: 10.1002/jwmg.224
• Fauteux, D., Imbeau, L., Drapeau, P. et M.J. Mazerolle. 2012. Small mammal responses to coarse woody debris distribution at different spatial scales in managed and unmanaged boreal forests. Forest Ecology and Management 266: 194-205. DOI: 10.1016/j.foreco.2011.11.020
QUAND? POUR QUEL TYPE DE CANDIDAT?
Le projet doit débuter le plus rapidement possible (inscription à la session automne 2012 ou hiver 2013). Le profil recherché du candidat est le suivant :
- Maîtrise en biologie, en sciences forestières ou en sciences de l’environnement;
- Bon dossier académique;
- Bonnes expériences de terrain;
- Bonnes aptitudes ou montrer un intérêt pour l’analyse de données (plus particulièrement à l’aide d’approches novatrices d’occupation de sites, d’estimation de la probabilité de détection et de co-occurrence des espèces).
COMMENT SOUMETTRE SA CANDIDATURE?
Les candidats intéressés doivent soumettre une lettre de motivation, un curriculum vitae, un relevé de notes récent à :
Louis Imbeau
Chaire industrielle CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement forestier durable
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Institut de recherche sur les forêts (IRF)
445 boul. de l'Université
Rouyn-Noranda, Qc
J9X 5E4
Courriel: louis.imbeau@uqat.ca
Chaire CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement forestier durable: http://web2.uqat.ca/cafd/
Centre d'Étude de la Forêt: http://www.cef-cfr.ca/

NSERC-Novalait Industry Research Chair in Longevity of Dairy Herds


McGill University’s Department of Animal Science invites applications for an Industry Research Chair (NSERC-Novalait) in the area of Longevity of Dairy Herds. The Chair will play a key role in the department’s growing group of researchers with international leadership in the area of dairy-herd management. The candidate should have international expertise and a strong record of academic excellence in a fundamental discipline such as dairy-herd management, animal welfare and behavior, cow comfort, or animal health and longevity with a view to improving the profitability of dairy farms while respecting industry and consumer concerns for animal well-being. The Chair holder is expected to develop and maintain an internationally-renowned independent research program, supported by external research funds, while also playing a key collaborative role with many concurrent multidisciplinary academic endeavors such as assisted reproductive technologies, genetic selection studies, health management, agricultural engineering, farm economics, and sustainable agriculture and food security. The Candidate would contribute to teaching programs in the Department of Animal Science, and supervise and train graduate students and post-doctoral fellows. A thorough understanding of, and interaction with, the local dairy industry is critical to a successful program; to this end, an ability (or a commitment to learn) to communicate in French would be a strong asset.
The Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada (NSERC) is committed to keeping Canada at the forefront of the global race in science and innovation. Its national network and expertise with the research community is seen as a bridge to help access Canada’s wealth of R&D knowledge, people and facilities, and to use the academic research system as a competitive edge. The objective of the Industrial Research Chairs (IRC) is to assist universities in pursuing new directions, or in building on existing strengths to achieve the critical mass required for a major research endeavour in science and engineering of interest to industry.
The industry partner – Novalait Inc. – is jointly owned and operated by the Dairy Producers and Processors of Québec. Its goal is the promotion, development and furthering of knowledge and innovation with a view to ensuring the long-term growth and sustainability of the dairy industry in Québec.
McGill’s Department of Animal Science has solid links with industry, and has access to large and small animal research facilities including modern surgical units. The Department is equipped with an array of laboratories and equipment to carry out fundamental research in cell and molecular biology, microbiology, immunology, nutrition, bioinformatics, and food safety. Depending on the individual’s research strengths, there is extensive potential for research interaction with other units such as the Departments of Plant Science, Bioresource Engineering, Natural Resource Sciences, as well as the Institute of Parasitology, the School of Dietetics and Human Nutrition, the McGill School of Environment, the Dairy Information Systems Group and the McGill Nutrition and Food Science Centre. In addition, there is a strong history of collaboration with other Universities and Research Centres throughout Québec and further afield. The Farm, which includes an 88-tie stall Cattle Complex, is situated directly on Campus and offers exceptional opportunities for observational and experimental research in dairy cows. In addition to its research mission, the dairy herd ranks among the highest in the Province of Québec for both production and reproductive performance. Valacta – Québec’s Centre of Expertise in Dairy Production – is also situated on Campus and there are strong collaborations between Valacta and the Department of Animal Science.
The Faculty of Agricultural and Environmental Sciences is located on the Macdonald Campus, 30 km from Montreal’s city centre and the downtown Campus. It is in close proximity to the Montreal life sciences and pharmaceutical sectors. The Campus comprises 650 hectares which, in addition to the farm, houses the Morgan Arboretum, the Emile A. Lods Agronomy Research Centre, experimental field stations, and modern student facilities (libraries and active-learning teaching laboratories). The Faculty has an exceptionally strong record in research, and graduate and undergraduate training in agricultural, environmental, food, and human nutrition sciences, as well as molecular biology, biotechnology and bioresource engineering. The Faculty actively supports inter-disciplinary teaching and research, and contributes to McGill’s global leadership position through numerous international research and field training programs. Additional information concerning McGill, its Faculty of Agricultural and Environmental Sciences, and the Department of Animal Science can be found on their respective web sites (www.mcgill.ca, www.mcgill.ca/macdonald, and www.mcgill.ca/animal).
The appointment is expected to be made at the senior level (although exceptional junior candidates may also be considered). Applications, including a curriculum vitae, statement of teaching philosophy and research interests, as well as the names of three references (who would only be contacted, after seeking permission, in the final stages of the process), should be submitted to:
Dr. Kevin Wade, Chair, Search Committee
Department of Animal Science, McGill University
Macdonald Campus, 21111 Lakeshore Road
Ste. Anne de Bellevue, QC H9X 3V9 CANADA
or sent electronically to
kevin.wade@mcgill.ca
The closing date for applications is September 17, 2012.
McGill University is committed to equity in employment and diversity. It welcomes applications from indigenous peoples, visible minorities, ethnic minorities, persons with disabilities, women, persons of minority sexual orientations and gender identities and others who may contribute to further diversification. All qualified applicants are encouraged to apply; however, in accordance with Canadian immigration requirements, priority will be given to Canadian citizens and permanent residents of Canada.

Assistants Needed for a Field Study on Rhesus Macaques at Cayo Santiago, Puerto Rico



Hiring Organization:
SUNY at Buffalo


Date Posted:
2012-06-29


Position Description:
We are looking for two candidates to assist with a project on the socioecology of behavior related to dominance, competition, cooperation and conflict management among rhesus monkeys on Cayo Santiago. We will examine between-group variation and co-variation of behavior across three social groups. The project is being undertaken by Krishna Balasubramaniam, a PhD candidate in the program in Ecology, Evolution and Behavior, at the University at Buffalo, SUNY, under the supervision of Dr. Carol Berman (http://wings.buffalo.edu/anthropology/Faculty/berman.htm). The volunteers will be working alongside the PhD candidate (Krishna) in the field.

Successful applicants will be expected to work on Cayo Santiago for 6 days a week for 3-4 months at a stretch. They may also be required to undertake data entry and/or processing during evenings, and on Sundays. Work will primarily involve recording behavioral data (primarily dyadic aggressive interactions, but also grooming, agonistic support in conflicts and tolerance) in three groups of rhesus macaques by following individual monkeys for half hour periods and recording data in a sequential manner into digital devices, and by using video cameras to record interaction at food bins and/or drinking stations.

The study will take place during a four month period tentatively between February – June 2013. Final starting and ending dates will be decided in September 2012.


Qualifications/Experience:
Individuals with backgrounds in anthropology, biology, ecology, animal behavior or psychology are encouraged to apply. Preference will be given to candidates with previous experience in primate behavioral data collection on captive, wild or free-ranging groups. Previous field experience (preferably in the tropics) is helpful, but not necessary.


Salary/funding:
No salary is available


Support provided for internship/volunteer positions (travel, meals, lodging):
Support for assistants will be provided pending funding from NSF. Currently, the project has been "recommended for funding", and we expect to have the final decision by mid August. If fully funded, we will provide support for airfare from mainland US to San Juan, Puerto Rico, ground transportation to the field site, modest lodging (three investigators will share a fully furnished two-bedroom apartment) and a modest allowance for living expenses at the field site. The applicant will have to cover his/her own expenses for medical insurance, medical tests required to work on Cayo Santiago, and field clothes. The applicant’s transportation and living expenses at the field site will be reimbursed upon completion of the entire field season.


Term of Appointment:
February 2013 – June 2013


Application Deadline:
There is no strict deadline, but we will be reviewing applications throughout July and August 2012, following which final decisions will be taken by late September.


Comments:
For more information, please contact Krishna Balasubramaniam at the address below. To apply, please send him a brief letter (as an attachment to your email) introducing yourself and expressing your interests in working in this project, and a Resume that includes at least two References. Subsequent interviews will be conducted by phone/ skype.


Contact Information:
380 MFAC-Ellicott Complex
Buffalo, NY 14261
USA


E-mail Address:

Full time Live-in volunteer at Exotic Sanctuary Ireland



Hiring Organization:
National Exotic Animal Sanctuary


Date Posted:
2012-07-02


Position Description:
Opportunity to gain experience with a wide range of species including exotics, wildlife and equines.

Morning status check of all animals at the Sanctuary. 
Food prep, feeding, enrichment, cleaning, hygiene, maintenance and building new animal accommodation


Qualifications/Experience:
Experience with animals in general

Experience with exotics and horses an advantage

Flexible, practical and self-motivated personality. Willing to assist with any situation that arises and work outdoors in all weathers

Please fill out application on www.neas.ie 
Email info@neas.ie

References required


Salary/funding:
Own funds required for living expenses: self catering, phone, internet (euro20 per month,
etc
No pocket money given


Support provided for internship/volunteer positions (travel, meals, lodging):
Good mobile home accommodation, heating provided


Term of Appointment:
Position open from 1st August 2012 ongoing


Application Deadline:
Ongoing


Comments:
Suit person wanting to gain hands on experience and day-to-day knowledge of running a busy Sanctuary. Opportunity to learn about Irish wildlife and live in a tranquil but convenient rural setting (7 min drive to nearest village)


Contact Information:
Coolronan
Ballivor, none County Meath
Ireland


Telephone Number:
00353866077656


Fax Number:
n/a


Website:


E-mail Address: