mardi 9 juin 2009

Proposition de thèse / PhD opportunity

Laboratoire Éthologie Expérimentale et Comparée – Université Paris XIII

Début de la thèse / Starting date : Automne 2009
Contac t :
Dr. Nicolas Châline
nicolas.chaline@leec.univ-paris13.fr
+33 (0) 1 49 40 39 54
http://www-leec.univ-paris13.fr
(English version below)

Une bourse de thèse est disponible sous la direction de Nicolas Châline au laboratoire d'Éthologie Expérimentale et Comparée dans l’équipe Éthologie des hyménoptères sociaux (LEEC). Cette offre prend place dans le programme de recherche SEUILS financé par l’ANR dans le cadre de l’appel à projets Jeunes Chercheurs et Jeunes Chercheuses 2009 (cf. le résumé du projet ci-dessous). Le candidat sélectionné pourra en fonction de ses intérêts particuliers s’impliquer plus particulièrement dans l’une ou l’autre des thématiques développées. Des informations complémentaires peuvent être obtenues directement auprès de N. Châline.

Le candidat devra être titulaire d’un M2 et avoir une solide formation en éthologie. Il aura idéalement des notions en analyses pharmacologiques et/ou analyses chimiques.

Date limite de candidature : le 28 juin

Le dossier devra être envoyé par voie électronique à N. Châline (nicolas.chaline@leec.univ paris13.fr ) . Il comportera :
- Un CV détaillé
- Un relevé des notes du Master
- Une lettre de motivation
- Au moins une lettre de recommandation envoyée directement par le référent à nicolas.chaline@leec.univ-paris13.fr

Les candidats pré-sélectionnés seront convoqués pour une audition avec les membres du projet. Celle-ci aura lieu à l'Université Paris XIII-Villetaneuse dans la semaine du 6 juillet.

Projet SEUILS : Modulation des décisions comportementales individuelles dans un contexte social

Résumé
Chez les insectes sociaux, les mécanismes qui sous-tendent les prises de décisions individuelles, souvent négligés, permettent pourtant de mieux comprendre les réponses adaptatives des individus aux besoins tant individuels que coloniaux. Le cadre théorique de notre projet dérive de modèles à seuil qui formalisent les processus de décision en 3 étapes:
- Expression : quels signaux portent l’information ?
- Perception : quels processus sensoriels et cognitifs permettent l’évaluation de ces signaux?
- Action : quelles sont les règles de décision ?
Nous étudierons chacune de ces étapes au travers de trois contextes sociaux complexes : la reconnaissance sociale, la division du travail et les décisions reproductrices des ouvrières. Nous mettrons ensuite en évidence l’importance de facteurs internes et externes sur ces mécanismes de prise de décisions. La reconnaissance sociale, notre premier contexte, est basée chez les insectes sociaux sur des signaux chimiques. Elle comprend un mécanisme de comparaison entre l’odeur perçue et une image de référence interne (template) qui est acquise lors d’un apprentissage précoce et/ou dérivée d’un mécanisme d’auto-référence (self-matching). Le comportement résultant de cette comparaison (rejet ou non) dépend de la valeur adaptative associée au contexte. Les insectes adultes peuvent aussi apprendre un nouveau template associé à une colonie étrangère, ce qui modifie en retour leur réponse agressive envers cette colonie. Nos
objectifs sont (1) de caractériser l’apprentissage d’un nouveau template chez l’adulte et (2) d’expliciter les règles de décision après évaluation du stimulus. Nous évaluerons aussi l’influence des bioamines et du statut nutritionnel sur (1) l’apprentissage du template et (2) la détermination du seuil de tolérance.
La division du travail, notre second contexte, repose à la fois sur la spécialisation et la flexibilité comportementale des ouvrières qui permettent une réponse intégrée aux besoins de la colonie. Les larves sont une des sources d’information sur l’état de la colonie et les besoins qui en résultent, permettant aux adultes d’ajuster leurs comportements de soins au couvain et d’approvisionnement. Après avoir identifié les signaux larvaires, nous caractériserons le seuil de réponse associé à chaque tâche comportementale et analyserons l’influence de l’état interne des individus sur ces seuils de réponse. Les décisions reproductrices des ouvrières, notre troisième contexte, découlent de la possibilité des ouvrières, dans la plupart des espèces, de développer leurs ovaires et pondre des œufs mâles. Il en résulte un conflit potentiel entre les femelles dont l’expression dépend des coûts et bénéfices associés à leur reproduction effective. Une stratégie alternative récemment mise en évidence consiste à quitter sa colonie pour en parasiter une autre. Nous étudierons les facteurs influençant les choix des ouvrières en faveur d’une de ces trois stratégies : travailler, se reproduire ou parasiter une autre colonie.
L’analyse détaillée des comportements observés dans différents paradigmes expérimentaux sera réalisée grâce à des logiciels de trajectométrie et d’analyse comportementale. Les signaux chimiques seront analysés par chromatographie en phase gazeuse. Leur activité biologique sera évaluée par des tests comportementaux grâce à des extraits bruts ou manipulés (par fractionnement ou mélange).
Nous étudierons principalement l’influence de deux facteurs sur les prises de décision dans nos trois contextes sociaux : - les facteurs neuroendocrines (en particulier les bioamines) sont connus pour influencer différents aspects des comportements individuels comme l’apprentissage et les réponses agonistiques. Ils jouent aussi un rôle dans les processus de reconnaissance, la régulation de la division du travail et de l’activité reproductrice. Nous réaliserons des dosages de ces facteurs, et nous les manipulerons à l’échelle individuelle et de la colonie par application topique, ingestion ou injection. - les facteurs nutritionnels influencent la santé de la colonie (ressources et élevage du couvain) et l’activité physiologique des individus. Ils sont donc en lien direct avec la valeur adaptative des différentes réponses comportementales et les coûts et bénéfices associés. Nous estimerons leur influence en manipulant les ressources énergétiques aux niveaux colonial et individuel.
En conclusion, notre projet se situe à la croisée des sciences du comportement, de la cognition et de l’évolution. Les prises de décision comportementale dans des contextes sociaux complexes seront au coeur de notre projet. Par une approche intégrée, nous visons à apporter des éléments novateurs et essentiels à la compréhension des interactions entre pressions de sélection et processus cognitifs dans l’explication du comportement.


A PhD opportunity is available at the Laboratory of Experimental and Comparative Ethology (LEEC) supervised by Nicolas Châline (Social Hymenoptera Ethology group). The PhD grant is part of the research program SEUILS funded by the French national research agency (ANR) as a project “Jeunes Chercheurs et Jeunes Chercheuses 2009” (see the abstract below). The successful candidate will be involved in one or more of the research axes, according to his experience and interests. More information can be obtained from N. Châline. The candidates should have a Master’s degree and a solid background in behavioural sciences and will ideally be trained in pharmacology and/or chemical analyses.

Application deadline: 28 June

Please send applications to Nicolas.chaline@leec.univ-paris13.fr with:
- A detailed CV
- Academic records for the Master’s degree
- A cover letter
- At least one personal recommendation sent directly by the referee to nicolas.chaline@leec.univ-paris13.fr

Selected candidates will be auditioned by the team members at Paris XIII-Villetaneuse University during the week starting the 6th of July.

Project SEUILS : Modulation of individual behavioral decisions in social contexts

Abstract
Individual decision processes have often been overlooked in insect societies. However, investigating the mechanisms underlying these processes allows understanding how individuals adjust to their environment and thereby adaptively satisfy their needs and the colony’s. The theoretical framework of our project derives from response-threshold models describing individual decisions as 3-components processes:
- Expression: What are the task-related signals?
- Perception: What sensory and cognitive processes allow the evaluation of these signals?
- Action: How is the decision reached?
Each phase will be investigated in three contexts reflecting social complexity: social recognition, task allocation and worker reproductive decisions. We will unravel the role of internal and external factors on social insects’ decisions in context. Social recognition, the first aspect, is based in insects on chemical signals. During encounters a phenotype-matching process allows comparison between perceived cues and an internal template acquired through an imprinting-like process and/or self-reference mechanisms. The actual behavioural response (rejection or not) depends on adaptive significance of the discrimination. Interestingly, adult social insects have also been proven able to learn an enemy-specific template from an alien colony, leading to a modified level of aggression. We aim at (1) characterising the template learning process in adults and (2) elucidating the decisions rules after stimulus assessment. We will assess the influence of bioamines and nutritional status (1) on template learning and (2) on the tolerance threshold value. Task allocation, the second social situation, is characterised by specialisation and behavioural flexibility which permit the workers to respond to colony needs. Among others, larvae may provide information on colony-level attributes and work demands, and adjust individual choices and task performances for both nursing and foraging. After identification of the larval signals, we will characterise the associated response threshold for each agerelated task and analyse the effect of individual internal state on the response threshold.
Worker reproductive decisions are the third aspect of decision processes studies. In most social insect species, the ability of workers to lay male eggs creates a potential conflict between all colony members for reproduction. The expression of this conflict depends on costs and benefits associated to the decision of reproducing or not. A new strategy has been discovered where workers parasitize conspecific colonies. We will investigate the influence of various factors on the choices available to workers. These choices are to work, to reproduce or to parasitize another colony.
Experimental designs will be developed to allow detailed behavioural observations which will be aided by path analyses and behaviour recording software. Signals will be analysed through gas chromatography. Extraction techniques will be developed to test biological activity of signals and to manipulate them, for example by creating fractions or mixed chemical signals to be used in bioassays. We will focus on the influence of two factors on individual decisions in our three social contexts: - Neuroendocrine factors (in particular biogenic amines) are known to influence various aspects of individual behaviour such as learning abilities and aggression. They also play a part in the regulation of task allocation, recognition processes and reproductive decisions. These factors will be quantified and manipulated at the individual and colony-level through injections, feeding and topical applications. - Nutritional factors play an important role as they influence colony health (resources and brood rearing) and individuals’ physiology. They are directly linked with fitness and costs and benefits of the various behavioural responses. Their influence will be
assessed by experimental manipulations of energetic resources both at colony and individual level.
In conclusion, our project is at the crossroad of behavioural, cognitive and evolutionary sciences. We will focus on behavioural decision making in complex social contexts. Through an integrative approach of behaviour, we will bring new and much needed elements to understand the interplay between selective pressures and cognitive processes

lundi 8 juin 2009

Projet de thèse : Facteurs de risque du bien-être des vaches laitières

Partenariat ENVL – INRA

Date limite de réception des candidatures : 25 juin 2009

Laboratoires d’accueil : INRA UR1213 Herbivores / Unité Gestion des élevages ENVL
Encadrement de la thèse : Isabelle Veissier, DR2 INRA, Luc Mounier, MC ENVL
Ecole doctorale de rattachement : Sciences de la Vie et de la Santé de l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand

Financement : ENVL / Pole ESTIVE / INRA
Contacts : Luc Mounier : l.mounier@vet-lyon.fr ; 04 78 87 27 71

Début de la thèse : fin 2009
Dossier de candidature : curriculum vitae + lettre de motivation montrant l’adéquation de la candidature avec le modèle proposé.

Enjeux socio-économiques et scientifiques.

A l’heure actuelle, les productions agricoles s’inscrivent dans un développement qui se doit d’être durable. Les composantes de la durabilité sont 1/ une production économiquement viable, 2/ une production respectueuse de l’environnement et 3/ une production socialement acceptable. La problématique de la thèse s’inscrit dans le troisième volet de la durabilité avec la prise en compte du bien-être, en particulier dans l’élevage de vaches laitières.
Face à l’attente sociétale croissante, des réglementations, des programmes visant à garantir le bien-être des animaux (ex charte des bonnes pratiques en élevage ou initiatives privées d’entreprises laitières et de restauration rapide) ainsi que des systèmes de suivi de l’état des animaux (ex Projet européen WelfareQuality®) se mettent en place. Il devient donc urgent d’apporter des outils de gestion aux éleveurs leur permettant non seulement de comprendre l’état de bien-être de leurs animaux mais aussi de l’évaluer et d’apporter des actions correctives permettant d’agir sur celui-ci.
Le projet Welfare Quality ® a établi des critères permettant d’évaluer le bien-être animal pour toutes ses dimensions (absence de faim, absence de soif, confort du couchage, liberté de mouvements, absence de blessures, de maladies, de douleurs causées par des pratiques d’élevage, expression des comportements sociaux et autres, bonne relation homme-animal, absence de stress). Il convient maintenant d’identifier les facteurs de risques pouvant influencer les critères de bien-être (liés à la conception et/ou à la gestion de l’élevage) pour être en mesure de les corriger.

Description du projet de thèse

La thèse proposée s’articule principalement sur 2 volets :
1/ l’identification des critères de bien-être, tels que définis par WelfareQuality®, les plus critiques et les plus variables en élevage laitier,
2/ l’identification des facteurs de risque et de leur impact de un ou deux critères.

Les méthodes envisagées pour répondre aux questions soulevées par le sujet de thèse comprendront des enquêtes en élevages et des méta-analyses de travaux publiés, notamment pour définir les aspects les plus variables du bien-être animal, identifier les facteurs de variation et en quantifier les effets. Ces méthodes s’appuient sur un certain nombre d’outils ou de matériels disponibles, notamment le système d’évaluation mis au point par Welfare Quality ®. Les enquêtes se dérouleront dans les élevages laitiers de la clientèle vétérinaire de l’ENVL dont certains suivis régulièrement dans le cadre de la médecine des populations. Si besoin, les enquêtes pourront également être menées dans la région Auvergne, riche en élevages laitiers, notamment par le biais de l’ENITA de Clermont-Ferrand.

Projet pédagogique

Le thésard sera recruté à l’Ecole Vétérinaire de Lyon en tant que Maitre de conférences contractuel à mi-temps. Il aura donc une charge d’enseignement à effectuer. Les enseignements dispensés seront les bases de la zootechnie (notions de systèmes, …), notamment en élevages monogastriques (porcs et volailles). Au terme de la thèse, l’ouverture d’un concours de Maitre de Conférences titulaire en zootechnie est prévue en 2013.

Environnement scientifique et pédagogique

La thèse se déroulera à la fois sur Lyon (1ère partie de la thèse) et sur Clermont-Ferrand (2ème
partie). Le thésard bénéficiera du soutien de l’équipe ACS de l’INRA et de l’unité Gestion des élevages de l’ENVL et plus particulièrement de l’encadrement de L. Mounier et I. Veissier pour tous les aspects tant scientifiques que pédagogiques.

Compétences (cognitives et techniques) que le doctorant acquerra durant sa thèse

Outre les compétences scientifiques classiques (bibliographie, analyse statistique, rédaction scientifique…), le doctorant acquerra des compétences en conception et mise en place d’enquêtes en exploitations, en exploitation de données d’enquêtes (éventuellement via la modélisation), ainsi qu’une connaissance du terrain. Le doctorant acquerra également des compétences pédagogiques grâce à la charge d’enseignement allégée prévue dans son contrat de maitre de conférences à mi-temps. L’ensemble de ces compétences lui seront utiles pour préparer le concours de maitre de conférences à l’ENVL dans l’unité Gestion des élevages.

Formation et compétences requises pour candidater

Master2 ou équivalence.
Une bonne connaissance des productions animales et du terrain sont essentiels. Une formation « ingénieur » serait un plus.
Une sensibilisation au bien-être animal est appréciée.
Enfin une aversion pour les statistiques et les mathématiques n’est pas souhaitable

jeudi 4 juin 2009

Field assistant for Lepilemur sahamalazensis in Madagascar

Hiring Organization:
Bristol Zoo Gardens

Date Posted:
2009-06-02

Position Description:
We are looking for a field assistant fluent in French and English (or French and German) to work on a field study in Northwest Madagascar. This study will involve aspects of behavioural ecology and conservation of the Sahamalaza Peninsula sportive lemur (Lepilemur sahamalazensis). This is a Critically Endangered species, which was only described in 2006. This will be a preliminary field season to form the basis of future fieldwork and as a result the assistant will not acquire extensive data collection skills. However, this will be an excellent opportunity to experience what is involved in the set-up of a field-based project and the assistant will gain experience in radio-tracking, recording vocalisations and behavioural observations, along with experience working with local guides.

Qualifications/Experience:
The most essential skill for applicants is fluency in conversational French and English (or French and German). Qualifications and experience in the general areas of biology, zoology or conservation are preferred but are not required, as all the necessary skills will be taught during the fieldwork.

In general, applicants should:
- have a strong interest in behaviour and conservation,
- be in good physical and mental condition,
- be comfortable working and living in basic accommodation (camping) far from amenities and in a relatively isolated location,
- be confident working closely with people from a very different culture, in a developing country,
- be enthusiastic and have a good sense of humour!

Salary/funding:
Applicants will need to pay their own round-trip airfare to Madagascar and for travel to and from the research station. Assistants are also responsible for the costs of a visa to work in Madagascar, for health insurance and immunizations.

Support provided for internship/volunteer positions (travel, meals, lodging):
Accommodation and meals during the project will be provided.

Term of Appointment:
The position is for 2 months commencing 1th September and ending 28th October 2009 (these dates are negotiable to some extent). Successful applicants will require an interview either in person or via telephone.

Application Deadline:
Applications will be considered as soon as they are submitted and interviews will commence immediately.

Comments:
Applications should include:
1. CV including relevant coursework, previous field/outdoor experience, and where/how you can be contacted
2. A covering letter with details of your suitability for this position
Please send all applications to: c.xanthosternos@googlemail.com

Contact Information:
Melanie Seiler
Bristol Zoo Gardens, Clifton
Bristol BS8 3HA
United Kingdom

Telephone Number:
+44(0)1179747358

Fax Number:
+44(0)1179736814

Website:
http://www.bristolzoo.org.uk/about/conservation

E-mail Address:
c.xanthosternos@googlemail.com


Postdoc modelling primate social evolution

Hiring Organization:
Courant Research Center for the Evolution of Social Behavior, University of Göttingen, Germany

Date Posted:
2009-05-27

Position Description:
A postdoc position is available at the Courant Research Center for the Evolution of Social Behavior at the University of Göttingen, Germany. The successful applicant will model evolutionary processes of primate sociality.

The Courant Research Center was funded by the German Initiative for Excellence in 2008 and brings together Psychologists, Zoologists and Evolutionary Anthropologists to collaborate on projects on the evolutionary basis of human social behaviour.
The working language at the Center is English.

Qualifications/Experience:
Candidates need a PhD in Ecology and Evolution, (Theoretical) Biology, or Anthropology in hand, and experience with mathematical, game theoretical, and/or agent based modelling as well as a sound background in evolutionary theory and primate behaviour.
Applications should include a letter describing research experiences and interests, CV and contact information of three referees. Applications should be send to Prof. Julia Ostner via email (jostner@gwdg.de).

Salary/funding:
First year funding will be a scholarship (9-12 months depending on the starting date) with the possibility to continue on a research scientist position for up to four more years.

Term of Appointment:
start date as soon as possible

Application Deadline:
Review of applications start immediately and will continue until the position is filled.

Contact Information:
Julia Ostner
Kellnerweg 6
Göttingen 37077
Germany

Telephone Number:
+49-551-393925

Website:
http://www.eva.mpg.de/ipse/

E-mail Address:
jostner@gwdg.de


mercredi 3 juin 2009

Offre de stage

Laboratoire de Recherche Fondamentale et Appliquée en Ecologie Chimique (FARCE), Neuchâtel
SUISSE

Intitulé du stage :
Le E-β-caryophyllene : un élément clé dans les relations tritrophiques souterraines entre le maïs, les larves de chrysomèles du mais, et des nématodes parasites.

Background :
En réponse à des attaques d’insectes phytophages, les plantes produisent des composés organiques volatiles attractifs pour les ennemis naturels de l’insecte herbivore. Ces interactions tritrophiques entre les plantes, les insectes herbivores, et leurs ennemis sont bien connues au niveau aérien des plantes. Cependant, de tels systèmes existent également dans le sol. Ainsi, lorsque des racines de plantes de maïs sont attaquées par la larve de chrysomèle, Diabrotica virgifera virgifera, la plante émet un sesquiterpène, le E-β-caryophyllene. Ce composé peut alors servir de signal pour des nématodes, Heterorhabditis megidis, parasites létaux de la larve de chrysomèle (Rasmann et al., 2005).

Objectifs :
1. Caractériser la cinétique et la durée d’émission du E-β-caryophyllene par des plantes infestées par les larves de chrysomèles.
2. Evaluer si une première infestation permet à la plante de réagir plus vite ou plus fortement contre une seconde attaque (en termes d’émission de E-β-caryophyllene ).

Méthodes :
Des plantes de maïs seront infestées avec des larves de chrysomèles. L’émission du E-β-caryophyllene par les racines sera évaluée à différents temps, pendant ou après une première ou seconde infestation. L’expression des gènes de défense des plantes sera mise en évidence par PCR quantitative. Les volatiles émis par les plantes seront analysés en chromatographie gazeuse couplée avec un spectromètre de masse. Enfin, l’attraction des plantes pour les nématodes pourra être testée en utilisant un olfactomètre souterrain à six bras.

Profil :
Etudiant bac+3 ou plus en Biologie ou Chimie.
Neuchâtel se trouve en Suisse francophone. Cependant, le laboratoire réunit des chercheurs d’origines très variées. Les langues les plus couramment parlées au sein du laboratoire sont anglais/français/allemand. De bonnes connaissances en anglais seront un plus.

Période & Durée :
Période à convenir entre décembre 2009 et juillet 2010.
4-6 mois

Contact :
CV et lettre de motivation avant le 31 août 2009 à :
Christelle ROBERT,
Laboratoire FARCE,
Rue Emile Argand, 11
CH-2000 NEUCHATEL
SUISSE
Christelle.robert@unine.ch
Référence citée :
Rasmann, S., Kollner, T.G., Degenhardt, J., Hiltpold, I., Toepfer, S., Kuhlmann, U., Gershenzon, J., & Turlings, T.C.J. (2005) Recruitment of entomopathogenic nematodes by insect-damaged maize roots. Nature, 434, 732-737

mardi 2 juin 2009

Proposition de thèse en comportement animal

ÉMOTIONS, COGNITION ET BIEN-ÊTRE CHEZ LES OVINS :
ACCUMULATION D'ÉMOTIONS ET DÉVELOPPEMENT D'ÉTATS AFFECTIFS DURABLES

Laboratoire d'accueil : INRA UR1213 Herbivores (http://www2.clermont.inra.fr/urh/)
Directeur du laboratoire : Jean-François HOCQUETTE, DR2 INRA
Directeur de thèse : Alain BOISSY, DR2 INRA
Financements : ANR / INRA – Département PHASE
École Doctorale : Sciences de la Vie et de la Santé de l’Université de Clermont-Ferrand
Contacts : A. Boissy (04 73 62 42 98 ; Alain.Boissy@clermont.inra.fr) ou V. Deiss (04 73 62
43 99 ; Veronique.Deiss@clermont.inra.fr) ou secrétariat (04 73 62 41 47)

Date limite de réception des candidatures : 20 Juin 2009
Dossier de candidature : un curriculum vitae et une lettre de motivations montrant l’adéquation de la candidature avec le profil proposé.

Contexte

La question du bien-être de l’animal d’élevage ne se pose que si l’on reconnaît à celui-ci le statut d’être sensible et réactif. Cela revient à considérer que l’animal est capable d’émotions, minimisant ses émotions négatives (peur, frustration…) tout en recherchant celles positives (plaisir…) (Dawkins 2001, Duncan 1996). En plus des émotions qui sont fugaces par définition, il existe des états affectifs persistants qui conditionnent la manière dont l’animal perçoit et réagit à son environnement (Lazarus 1991). Cependant, comme le soulignent Dawkins (2001) et Dantzer (2002), la prise en compte du bien-être animal en élevage s’est généralement limitée aux indicateurs de stress sans pour autant pouvoir les relier à l’existence d'états affectifs. Il est donc nécessaire de passer de la simple description des réactions de l’animal à la compréhension de ses propres états affectifs (Désiré et al 2002, Mendl et Paul 2004). Sur la base de théories développées en psychologie cognitive (Scherer 2001), nous avons pu montrer sur ovins que des processus cognitifs simples sont à l’origine des émotions (Boissy et al 2007). Par ailleurs, des travaux en psychologie montrent combien les émotions peuvent en retour influencer les processus cognitifs (Mendl et al 2001) et ce d’autant plus durablement que l’expérience émotionnelle persiste (Paul et al 2005). Il semble en être de même chez l’animal puisque des travaux sur rongeurs rapportent que des animaux stressés présentent une altération de leurs capacités à évaluer et à prendre des décisions (Harding et al 2004, Pardon et al 2000). Les données sur les animaux d’élevage font cependant défaut. La thèse proposée vise à analyser l’effet d’un stress répété sur la modulation des capacités émotionnelles et cognitives, et à explorer l’efficacité d’une thérapie comportementale pour contrecarrer les effets délétères du stress. L’approche multidisciplinaire (éthologie cognitive, psychophysiologie, neuroendocrinologie, psychopharmacologie) sera réalisée sur les ovins considérés à la fois comme espèce-cible et espèce-modèle.

La thèse s’articule en trois volets.

Le volet 1 consiste à étudier les répercussions immédiates d’une émotion négative sur les fonctions cognitives (jugement, apprentissage et mémoire) de l’animal. Le protocole d’induction d’émotions repose sur le cadre conceptuel (Désiré et al 2002) inspiré des théories de l’évaluation (Scherer 2001). Les biais de jugement seront estimés à partir de l’exposition à des situations ambiguës (Paul et al 2005). La réactivité émotionnelle et les performances cognitives seront évaluées à partir de tests dont certains sont déjà validés. Le cas échéant, une approche psychopharmacologique sera entreprise pour distinguer les composantes émotionnelle et cognitive dans les comportements mesurés en test.

Description du projet de thèse

Cette thèse fait partie intégrante d’un projet financé par l’ANR démarrant à l’automne 2009. Un modèle de stress chronique sera développé dans un premier volet en analysant comment l’accumulation d’émotions négatives (induites par la contention, l’alimentation retardée ou momentanément inaccessible, le changement de parc, etc., tous ces événements étant réalisés de manière imprévisible et/ou incontrôlable) peut modifier de manière durable les fonctions émotionnelles et cognitives. Les conséquences seront étudiées : i) sur la modification des réactions comportementales et physiologiques (axe corticotrope, système neurovégétatif) à des événements soudains et non familiers, ii) sur la persistance de biais cognitifs, et iii) sur l’altération des capacités d’apprentissage et/ou de mémorisation.

Dans un second volet, il s’agira d’explorer si une expérience émotionnelle positive peut atténuer les perturbations émotionnelles et cognitives induites par le stress chronique. Les émotions positives seront induites par la capacité à prédire l’arrivée d’une récompense telle que la distribution d’aliment, l’accès à une litière propre et l’introduction de partenaires de jeu (i.e. « anticipations positives » Keeling et al 2008). A l’issue de la période de traitement, les déficits émotionnels et cognitifs induits par le stress seront évalués à partir des tests comportementaux définis dans le volet 1. L’efficacité du protocole d’anticipations positives pour contrecarrer les effets délétères du stress chronique sera appréciée par comparaison avec les effets d’un traitement pharmacologique aux antidépresseurs appliqué sur d’autres animaux également exposés au modèle de stress chronique.

Environnement scientifique

La partie expérimentale de ce projet sera réalisée au sein de l’équipe URH-ACS, sous la direction d’A. Boissy et en interaction avec V. Deiss (stress à l’abattage et facteurs expérientiels) et I. Veissier (stress en élevage et apprentissage). Le doctorant bénéficiera du support et des compétences des trois ateliers techniques de l’équipe (atelier d’analyse du comportement, atelier de dosages biologiques et atelier d’analyse de l’activité cardiaque). Il disposera également des installations expérimentales de l’unité et du savoir-faire des animaliers particulièrement sensibilisés à l’analyse du comportement animal. En outre, le doctorant bénéficiera de la collaboration avec l’équipe « Comportement Neurobiologie et Adaptation » de l’UMR INRA PRC, Nouzilly, avec l’équipe « Troubles affectifs : des neurosciences fondamentales à la clinique » de l’Unité 930 INSERM de l’Université de Tours (spécialiste des approches psychopharmacologiques des états de stress chronique), et l’équipe « éthologie animale et humaine » de l’UMR CNRS de l’Université de Rennes1. De plus, il sera pleinement intégré au groupe de travail Émotion-Cognition du réseau scientifique INRA Agri-bien être (http://wcentre.tours.inra.fr/BienEtre/accueil.htm). Le doctorant bénéficiera également du rapprochement avec le SLUniversité d’Uppsala (L. Keeling, SUE) qui développe un programme sur l’induction et l’évaluation des émotions positives sur animaux, et avec l’équipe de l’Université de Bristol (M. Mendl et E. Paul, UK) spécialiste des biais cognitifs chez l’homme et les animaux de laboratoire.

Formation et compétences requises pour candidater
Master2 Recherche en éthologie animale
Goût pour le contact avec l’animal, excellentes qualités relationnelles et organisationnelles pour le travail en équipe, compétences avérées pour la communication scientifique orale et écrite, et connaissances souhaitées mais non indispensables en productions animales