lundi 8 juillet 2024

Thèse à pourvoir (date limite de candidature : 15 juillet 2024)

Influence des pesticides sur le microbiote et le système immunitaire des oiseaux spécialistes du milieu agricole

 
Encadrement
- Karine Monceau (MCf HC, La Rochelle université, HDR) : 50%
- Jérôme Moreau (PR, La Rochelle université) : 50%
Laboratoire et équipe d’accueil
Le ou la doctorant.e sera accueilli.e au sein de l’équipe Résilience du Centre d’Études Biologiques de Chizé (CEBC, https://www.cebc.cnrs.fr) dans les Deux-Sèvres. Les travaux de terrain seront réalisés sur la Zone Atelier Plaine & Val de Sèvre (https://za-plaineetvaldesevre.com).
Il ou elle sera inscrite à l’ED Euclide de La Rochelle Université. Le projet de thèse pourra commencer au
01/10/2024.
Partenaires de la thèse
- Maurice Millet Université de Strasbourg - Institut de Chimie et Procédés pour l'Énergie, l'Environnement et la Santé (partenaire spécialiste des pesticides)
- Joël White Université Toulouse 3 – Centre de Recherche sur la Biodiversité et l’Environnement (partenaire spécialiste du microbiote aviaire)
Recrutement
Les candidatures doivent être envoyées à Karine Monceau (karine.monceau@univ-lr.fr) et Jérôme Moreau
(jerome.moreau@u-bourgogne.fr) dans un seul fichier PDF immatriculé avec le nom du candidat uniquement comportant :
- un CV et une lettre de motivation montrant l’adéquation au profil
- les notes de M1 et M2 (si les classements ne sont pas disponibles, merci de vous rapprocher de responsable de Master pour les obtenir)
- les coordonnées (mail et téléphone) de 2 référents susceptibles de donner un avis sur vos motivations et compétences
Contexte de la thèse
L’intensification de l’agriculture est indissociable de transformation massive de l’environnement rural concomitant avec le déclin des espèces aviaires spécialistes. Différents processus contribuent à expliquer ce déclin comme la diminution des ressources, la fragmentation/destruction de certains habitats, la mécanisation et l’usage de pesticides. Toutefois, l’impact des produits phytosanitaires sur l’avifaune a principalement été étudié au travers du déclin de la biodiversité.
Lors d’une ingestion de nourriture contaminée, la dernière barrière séparant les molécules pesticides de la physiologie des individus est le système digestif et notamment le microbiote (communautés bactériennes) intestinal. A ce jour, les effets des pesticides sur les communautés d’organismes constituant ce microbiote restent largement ignorés chez les oiseaux à l’exception de quelques études sur des espèces modèles (caille japonaise) limitant les extrapolations au compartiment sauvage. Pourtant, des modifications de la constitution du microbiote par différents types d’alimentation sont déjà observées. Néanmoins, à notre connaissance, aucune étude à ce jour ne s’est intéressée aux modifications engendrées sur le microbiote par une exposition aux pesticides. Le rôle crucial du microbiote est pourtant reconnu en santé humaine (pathologies digestives, développement de cancers) et prend de plus en plus d’ampleur, notamment en regard de la pollution chimique environnementale. La labilité importante du microbiote face aux variations environnementales serait en fait un indicateur extrêmement sensible des perturbations que subissent leurs hôtes. Compte tenu de l’implication du microbiote dans les processus liés à l’acquisition de nutriments, au système immunitaire et à la détoxication de l’organisme, il parait incontournable de l’intégrer dans à notre démarche globale visant à comprendre les mécanismes liant exposition aux pesticides et déclin des population aviaires en milieu rural. Ce cadre prend d’autant plus son sens que la problématique du lien entre microbiote intestinal, immunité et santé de l’oiseau peut être transposable sur l’humain (concept One Health, une seule santé).
Nos travaux actuels sur l’effet des pesticides sont basés sur un suivi annuel d’une population de busard cendré (Circus pygargus) nichant sur la Zone Atelier Plaine et Val de Sèvre. Notre suivi inclut des paramètres comportementaux, des mesures immunitaires et morphométriques. Ces mesures sont complétées par des prélèvement de sang et de fèces permettant d’évaluer l’exposition aux pesticides des poussins et d’analyser la composition de leur microbiote. Ce projet de thèse vise à analyser les différences de microbiote chez le busard cendré, et le lien avec le système immunitaire, afin de savoir si l’exposition aux pesticides est susceptible de modifier la structure des communautés bactériennes modulant ainsi l’immunité des poussins. Des données sont d’ores et déjà disponibles, permettant à l’étudiant.e de se plonger rapidement dans les analyses avant le terrain prévu à partir d’avril-mai 2025.
Calendrier de réalisation
La première année de la thèse sera dédiée à définir le cadre de la thèse, se familiariser avec la bibliographie et commencer l’analyse des premières données déjà acquises, en vue de l’écriture d’un premier article.
L’étudiant.e devra également préparer sa première année de terrain qui se déroulera d’avril à juillet en fonction de la population de busard. Un point sera donc réalisé au mois d’août en vue du premier comité de thèse afin de définir l’orientation de la seconde année. Durant la première année, la personne recrutée devra aussi suivre la formation Expérimentation Faune Sauvage (ExpeFS). L’étudiant.e pourra participer également à différentes actions collectives menées à la fois au sein de l’équipe et du laboratoire. De même, en fonction du souhait de l’étudiant.e, la réalisation d’enseignements au sein du département de Biologie sera aussi possible.
Compétences recherchées
Nous recherchons un.e étudiant.e avec un bagage en écologie, écologie évolutive, un goût pour les analyses statistiques (des formations sont réalisées sur sites) et la rédaction d’articles. La personne recrutée devra également avoir une bonne expérience du terrain sur la manipulation d’oiseaux (rapaces souhaités). Le travail se faisant en équipe, nous recherchons une personne montrant de bonne capacité de communication. Le permis B est obligatoire depuis plus 2 ans.


Publications de l’équipe
Bretagnolle, V., Berthet, E., Gross, N., Gauffre, B., Plumejeaud, C., Houte, S., Badenhausser, I., Monceau, K., Allier, F., Monestiez, P. & Gaba S. 2018. Towards sustainable and multifunctional agriculture in farmland landscapes: Lessons from the integrative approach of a French LTSER platform. Science of the Total Environment, 627, 822–834.
Fuentes, E., Gaffard, E., Rodrigues, A., Millet, M., Bretagnolle, V., Moreau, J. & Monceau, K. 2023. Neonicotinoids: Still present in farmland birds despite their ban. Chemosphere, 321, 138091.
Fuentes, E., Moreau, J., Millet, M., Bretagnolle, V. & Monceau, K. 2024. Organic farming reduces pesticide load in a bird of prey. Science of the Total Environment, 930, 172778.
Fuentes, E., Moreau, J., Teixeira, M., Bretagnolle, V. & Monceau, K. 2023. Effects of conventional vs. organic farming practices on raptor nestling health: Neither black nor white. Agriculture, Ecosystems and Environment, 358, 108719.
Rodrigues, A., Gaffard, A., Moreau, J., Monceau, K., Delhomme, O. & Millet, M. 2023. Analytical development for the assessment of pesticide contaminations in blood and plasma of wild birds: the case of grey partridges (Perdix perdix). Journal of Chromatography A, 1687, 463681.
Teyssier, A., Matthysen, E., Salleh Hudin, N., De Neve, L., White, J. & Lens L. 2020. Diet contributes to urban-induced alterations in gut microbiota: experimental evidence from a wild passerine. Proceedings of the Royal Society B, 287, 2019.2182

Stage de 5 mois sur l’évaluation des traits de personnalité chez la perdrix rouge

 Aujourd’hui, un certain nombre de populations de gibier sauvage sont en déclin sur le territoire français. Le maintien et la gestion de ces populations est un enjeu majeur du fait de leur importance écologique, économique ou encore patrimoniale. Afin de pallier à cette diminution, des mises en nature de gibiers d’élevage sont effectuées chaque année que ce soit pour répondre à des objectifs cynégétiques ou de conservation. Cependant, en milieu naturel, la survie et les capacités de reproduction de ces animaux restent faibles. Les programmes de repeuplement et de renforcement des populations sauvages se trouvent donc fortement limités. Comme le rapportent certaines études, de tels effets peuvent s’expliquer par une expression limitée de certains comportements chez ces individus, comportements impliqués dans la réponse aux prédateurs ou à l’exploitation du milieu. Pour mieux comprendre le lien entre comportements individuels et survie en nature, il apparait nécessaire aujourd’hui de développer de nouveaux outils afin de caractériser les différentes dimensions comportementales de ces populations. Ceci permettait peut-être d’identifier des personnalités animales plus pertinentes pour une mise en nature efficace sur le plan de la conservation.

C’est dans cette problématique générale que s’inscrit notre offre de stage. Il s’agit de mettre en place de nouveaux outils ou procédures permettant de caractériser finement les comportements chez la perdrix rouge, et d’identifier différentes personnalités au sein d’une population captive. Pour cela, la personne recrutée devra élaborer, chez le jeune et l’adulte, des tests comportementaux, adaptés au modèle, permettant d’évaluer différentes dimensions comportementales. L’élaboration de ces tests ou procédures permettra, par la suite, d’explorer les personnalités chez la perdrix rouge et d’envisager les pistes futures permettant de les transmettre et de les fixer dans « une lignée » que les éleveurs et les gestionnaires souhaitant reconstituer les populations pourraient développer. 

Durée du stage : 5 mois. Septembre 2024 à Janvier 2025. Le stage peut s’inscrire dans un projet de
césure.
Lieu : laboratoire EthoS, université de Rennes, Campus de Beaulieu
Niveau souhaité : Licence Biologie des organismes, Master en Ethologie.
Compétences : le/la candidate devra avoir de bonnes connaissances en Ethologie.
Stage rémunéré selon la grille tarifaire de l’université (variable selon le diplôme).
Contact : cecilia.houdelier@univ-rennes.fr

mercredi 19 juin 2024

Ph.D. opportunity in behavioral biology of rainforest frogs

 Position details: The candidate will be supervised by Dr. Andrius Pašukonis and Dr. Bibiana Rojas at the
Konrad Lorenz Institute of Ethology, University of Veterinary Medicine, Vienna, Austria. Additional research
visits are planned to Vilnius University, Lithuania and Laboratoire Ecologie, Evolution, Interaction des
Systèmes Amazoniens, French Guiana. The position is fully funded including salary, research and travel
expenses for 3.5 years. Position starting in October 2024.
Application requirements and procedures: M.Sc. degree in biological sciences and related field or an
equivalent degree. Full proficiency in written and spoken English, statistical computing skills, strong interest
in and experience with field research and animal behavior. Physical and mental preparedness for intensive
fieldwork and basic living conditions of tropical field research. Additional qualifications in the following areas
will be also highly valued: scientific publishing and conference presentations, advanced computational
skills, animal movement and behavioral analyses, experience in bioacoustics, chemical, and/or sensory
ecology, chemical analyses, experience in tropical fieldwork. The application should be sent to
andrius.pasukonis@gmc.vu.lt no later than July 31st and should include a CV (no photo), the contact
details of two referees who can provide recommendation letters, and a motivation letter written by the
applicant stating their research interests and experiences. Interviews will be held online at the end of
August.
Project summary: Rainforests are among the world's most complex sensory landscapes, yet animals
thrive in this environment and excel at navigating in search of scattered and ephemeral resources. Among
the most impressive examples are poison frogs (Dendrobatoidea), which accurately navigate between
home territories and small breeding pools scattered from the forest floor to the canopy. The goal of the
project is to reveal the cognitive and sensory strategies rainforest frogs use to discover and evaluate
breeding pools, and to navigate between them. The candidate will design and carry out behavioral
experiments to test the role of sound, smell, and spatial memory in the water-finding and navigation abilities
of two species of dendrobatid frogs in their natural habitat. The project will involve, among others, several
months of intensive fieldwork in French Guiana, behavioral experiments in captivity, movement tracking,
acoustic playbacks, video recordings, and chemical analyses.
Main research field: behavioral biology, animal navigation, spatial cognition, sensory ecology.
References
Pašukonis, A., Serrano-Rojas, S. J., Fischer, M.-T., Loretto, M.-C., Shaykevich, D. A., Rojas, B., Ringler,
M., Roland, A., Marcillo, A., Ringler, E., Rodriguez, C., Coloma, L. A., & O’Connell, L. (2022).
Contrasting parental roles shape sex differences in poison frog space use but not navigational
performance. eLife, 11, e80483.
Serrano-Rojas, S. J., & Pašukonis, A. (2021). Tadpole-transporting frogs use stagnant water odor to find
pools in the rainforest. Journal of Experimental Biology, 224(21).
Fouilloux, C. A., Serrano-Rojas, S. J., Carvajal-Castro, J. D., Valkonen, J. K., Gaucher, P., Fischer, M.-T.,
Pašukonis, A., & Rojas, B. (2021). Pool choice in a vertical landscape: Tadpole rearing site flexibility in
phytotelm-breeding frogs. Ecology and Evolution, 11(13).
Pašukonis, A., Loretto, M.-C., & Rojas, B. (2019). How far do tadpoles travel in the rainforest? Parent-
assisted dispersal in poison frogs. Evolutionary Ecology, 33(4).
Pašukonis, A., Trenkwalder, K., Ringler, M., Ringler, E., Mangione, R., Steininger, J., Warrington, I., & Hödl,
W. (2016). The significance of spatial memory for water finding in a tadpole-transporting frog. Animal
Behaviour, 116.

Two PhD positions in Behavioural Ecology, University of Bern (Switzerland)

 

Two PhD positions in Behavioural Ecology

Institute of Ecology and Evolution (IEE), Division of Behavioural Ecology

Start of employment: negotiable (ideally October/November 2024). The starting salary is 47,040 CHF and includes social security contributions.

Two fully funded, 4-year PhD positions are available in the Division Behavioural Ecology (https://www.behav.iee.unibe.ch/) led by Prof. Eva Ringler at the University of Bern, Switzerland. The positions are part of the research project “Facilitators and constraints of behavioural flexibility” financed by the Swiss National Science Foundation (SNSF). In this project, we will investigate flexibility from a behavioural, hormonal, and neuronal perspective.

While the ecological and evolutionary significance of behavioural plasticity is well recognized, we still know little about the physiological processes that facilitate flexibly switching between several, potentially conflicting behaviours – such as aggression and parental care. In this project, we will investigate how cognitive, hormonal, and neuronal mechanisms act together in flexibly balancing contrasting behavioural decisions. We hypothesise that trade-offs between aggressive and parental behaviours also manifest on a physiological level, and that short-term changes in steroid release and/or sensitivity may provide animals with a mechanism for adapting their behavioural responses to rapidly changing contexts.

 

Tasks

The PhD students will be responsible for conducting experiments with our model species, the poison frog Allobates femoralis, in the field and in the lab, management and analysis of the data, and publication of results. Candidates are expected to actively participate in our weekly lab meetings and attend 1-2 scientific conferences per year. The specific focus of the PhD theses will be negotiated depending on the candidate’s interests and/or skills. The candidates must be willing and capable to spend up to 2 months each year in a tropical research station under very simple living conditions.

 

Requirements

Candidates must be highly motivated, creative, and able to work independently and collaboratively. We welcome applications from diverse scientific backgrounds (e.g. ecology, behaviour, cognition, endocrinology, neurobiology), but a strong background in evolutionary biology is a plus. In their motivation letter, applicants should clearly state their motivation for developing a PhD project about behavioural flexibility in poison frogs.  They should also mention their previous experience in working in tropical environments, (poison) frogs, endocrinology, neurobiology, molecular biology, spatial ecology, animal cognition, and/or bioacoustics. Candidates must have good written and spoken communication skills in English, which is the working language of our institute. A Master degree in a related field is required. We are committed to increasing diversity, equity and inclusiveness in ecology and evolution and especially encourage applications from underrepresented groups. 

 

We offer

The Division of Behavioural Ecology is a dynamic, highly international, and interdisciplinary research team. We study the evolutionary mechanisms that shape animal behaviour in ecologically relevant contexts. Specific research topics include parental decision-making, cooperative breeding, animal communication, cognition, animal personality, and life history strategies. As supporters of the Better Science Initiative (https://betterscience.ch/en/), our lab philosophy includes open and compassionate communication, regular individual meetings and evaluation of mentoring and career development needs, and prioritization of the well-being of all lab members. Our group is part of the Institute of Ecology and Evolution (IEE) at the University of Bern (https://www.iee.unibe.ch/). Beside diverse seminars and lectures at the University of Bern, PhD students have access to additional courses via the Swiss CUSO doctoral programme in Ecology and Evolution (https://biologie.cuso.ch/ecology-evolution). Through these structures, PhD students have ample opportunities for interactions and collaborations across research fields with a vibrant international community of graduate students, post-doctoral researchers, and professors. The University of Bern is situated near the heart of the beautiful old city, and the quality of life in Bern is very high, with the Swiss alps in close vicinity. The Division of Behavioural Ecology is based at the Ethological Research Station Hasli, which is located slightly outside the city of Bern within the beautiful Bremgarten forest.

 

Salary: rate of the Swiss National Science Fund (SNSF) for PhD students: 30 hours/week, CHF 47,390.- gross annual salary.

 

Interested?

Please apply with the following documents:

  • Letter of motivation
  • CV
  • Master certificate or transcripts (if already available)
  • names of two contact persons (recommendation letters will not be needed at this stage)
  • one example of scientific writing (MSc thesis, seminar article, journal article)

Please send your application as a single PDF named “application_firstname.lastname” until 30th July 2024 to eva.ringler@unibe.ch

 

 

We are looking forward to your application!

 

www.unibe.ch

 

 

See following links for further information:

Division Behavioural Ecology: https://www.behav.iee.unibe.ch/

Institute of Ecology and Evolution: https://www.iee.unibe.ch/

Swiss National Science Fund: https://www.snf.ch

 

Contact: Prof. Ringler Eva, Head of Division Behavioural Ecology, Institute of Ecology and Evolution, University of Bern, Bern, Switzerland. eva.ringler@unibe.ch

Stage

 

L’équipe Cognition, Ethologie, Bien-Etre Animal de l’INRAE de Nouzilly propose un stage de Master 2 (6 mois) sur l’influence des odeurs émotionnelles sur le comportement des moutons et des chevaux, dans le cadre d’un projet ANR. 

 

 

Influence des odeurs émotionnelles humaines sur le comportement des ovins et équins

 

Laboratoire D'ACCUEIL

Laboratoire : Equipe cognition éthologie bien-être animal

Responsable : LANSADE Léa, CALANDREAU Ludovic

Organisme de rattachement :  PRC, INRAE Centre Val de Loire, 37380 Nouzilly

Site web : https://umrprc-ethologie-cognition.val-de-loire.hub.inrae.fr/l-equipe

 

ENCADRANT

Nom, prénom : LANSADE Léa

Emploi et fonctions : Directrice de Recherche

Adresse électronique : lea.lansade@inrae.fr     

Téléphone : 02 47 42 72 79

 

SUJET DU STAGE

Un nombre croissant d’études a démontré qu’une communication émotionnelle existe entre les humains et les animaux, mais ce sont les modalités visuelles et acoustiques qui ont surtout été étudiées, alors que la communication olfactive, malgré son caractère primitif et répandu, a été négligée. Pourtant, nous venons de montrer récemment que les bovidés et équidés perçoivent les signaux olfactifs humains en lien avec nos états émotionnels, et ces signaux ont commencé à être caractérisés d’un point de vue chimique. Cela nous encourage à explorer davantage la communication chimique des émotions des humains vers les animaux, mais aussi des animaux vers les humains. Nous proposons un projet de stage sur deux espèces animales (Equus caballus, Ovis aries), avec pour objectif de déterminer si les odeurs émotionnelles humaines induisent des émotions en retour chez l’animal. En termes de méthodes, la collecte des odeurs émotionnelles humaines se fera en s’appuyant sur des protocoles déjà bien établis et publiés. Les participants visionneront des extraits de films chargés émotionnellement (joyeux, effrayant, triste ou inspirant le dégout) pendant qu’ils porteront des compresses sous les aisselles. Ces odeurs seront ensuite testées chez les sujets receveurs, dans des tests adaptés à chacune des espèces. Ainsi, les chevaux et les moutons seront soumis à des batteries de tests permettant d’évaluer leur réactivité émotionnelle (ex. test de néophobie) en fonction qu’ils sont exposés ou non aux odeurs émotionnelles humaines. Ce projet est financé par l’ANR. L’étudiant travaillera au sein de notre équipe à Nouzilly, les animaux sont présents sur le site. Un permis de conduire est fortement conseillé, même si un service de bus permet de rejoindre l’inrae depuis les communes/villes avoisinantes.

DATE

Janvier-juin 2025

 

Contact : lea.lansade@inrae.fr